La puissance et la grâce (2023)

Sur quelques fragments de poèmes de Rûmi (1207-1273) Marzuk propose une méditation sur des vers ciselés, mis en vibration par un geste pictural puissant d’or fin 24 carats.
Dialogue du plein et du vide : le geste d’or en plénitude sur une plage de silence gris, sertissant des vers du poète écrit par l’artiste au crayon graphite :

Garde le silence, ô mon cœur 
Tais-toi, tes paroles sont des flammes

La transparence et l’or sont ici symboles de perfection. Et servent la grâce du résultat. L’artiste avait déjà utilisé ces gestualités d’or sur le mur d’une exposition en 2009. Il les développe ici, exprimant des mouvements de l’âme, des instants de ferveur, ou de silence, ébahi face aux splendeurs de l’univers, infiniment grand autant qu’infiniment petit.
Par la simplicité apparente de ces dessins, par leur pureté, Marzuk tente de transmettre l’essence de l’art aux cœurs émerveillés par le mystère de l’inexplicable beauté de la nature.